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L’orientation spatiale chez les adolescents ayant une déficience visuelle

Duquette, J. (2012). L’orientation spatiale chez les adolescents ayant une déficience visuelle : facteurs associés et pistes d’évaluation : document-synthèse de veille informationnelle. Longueuil : INLB. 18 pages.

L’orientation spatiale est l’habileté de l’individu à utiliser l’information reçue à travers ses sens, dans le but de connaître sa propre localisation dans l’espace ainsi que sa destination en lien avec les objets significatifs de l’environnement . De façon plus spécifique à la déficience visuelle, ce terme réfère à la connaissance des distances et des directions qui ont été observées ou mémorisées, relativement aux objets de l’environnement, et à la capacité de conserver en mémoire ces relations spatiales tandis qu’elles changent lors de la locomotion. Quant aux habiletés spatiales, elles sont définies par la mise en place et l’utilisation de relations spatiales entre un endroit et soi-même (ex. : dans une position fixe donnée) ou entre divers endroits (indépendamment de sa propre position).

L’orientation est une intégration de l’apprentissage perceptuel et cognitif. L’intégration des informations sensorielles nécessaires à l’orientation exige un développement conceptuel qui inclut, entre autres, celui du schéma corporel, de la relation « corps à objet », de l’actualisation spatiale, de la relation « objet à objet », de l’environnement et du temps ainsi que la compréhension conceptuelle des objets.

L’orientation spatiale peut être affectée par un dysfonctionnement de l’un ou l’autre des systèmes sensoriels de base (système tactile, proprioceptif, vestibulaire, olfactif, auditif et visuel). Par ailleurs, le développement des capacités d’orientation et la construction de la représentation mentale de l’environnement sont en lien avec diverses facultés cognitives comme la capacité attentionnelle, la mémoire à court terme, à long terme et topographique et la maîtrise du langage.

À un niveau intégratif, la représentation mentale de l’espace fait appel à la localisation du stimulus, à la mémoire spatiale, aux habiletés d’inférence et à l’utilisation de représentations symboliques et de cartes cognitives.

Sur le plan observable, certains auteurs ont établi que de façon globale, un adolescent avec déficience visuelle (DV) devrait être capable de décrire les aires où il se situe, de développer des cartes cognitives, de suivre des directions de route, de faire preuve d’habiletés d’actualisation spatiale et d’estimation de la relation durée/distance et d’utiliser des stratégies de résolution de problèmes lorsqu’il est placé en situation de désorientation. Fazzi et Naimy (2010) ont établi des lignes directrices quant aux habiletés attendues de la part d’enfants et adolescents ayant une DV, entres autres chez ceux de 10e-12e année (15-17 ans). Ces habiletés sont déclinées en différentes catégories (mobilité, orientation, concepts et habiletés sensorielles). Finalement, l’évaluation des facteurs associés à l’orientation spatiale peut prendre diverses formes, allant de la plus simple (ex. : localisation du stimulus) à la plus complexe (ex. : externalisation des représentations mentales).

Sujets : Orientation et mobilité; Orientation spatiale; Adolescence

Type de document : Veille informationnelle

Aussi disponible en anglais sous le titre : Spatial orientation in adolescents with visual impairment : Related factors and avenues for assessment

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