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L’efficacité et l’impact des traitements antiangiogéniques de la DMLA de forme humide

Duquette, J. (2013). L’efficacité et l’impact des traitements antiangiogéniques de la dégénérescence maculaire liée à l’âge de forme humide : document-synthèse de veille informationnelle. Longueuil : INLB. 16 pages.

LA DMLA de forme humide est caractérisée par la formation anormale de nouveaux vaisseaux sanguins sous la macula (néovascularisation). Fragiles, ils laissent diffuser du liquide ou du sang; un décollement rétinien ou une hémorragie s’ensuit. La macula se détériore et une perte sévère de la vision centrale peut survenir très rapidement.

Les médicaments antiangiogéniques permettent une réduction substantielle et immédiate de ces fluides. Les personnes éligibles reçoivent initialement au moins 3 injections intravitréennes mensuelles consécutives. Puis, la thérapie se poursuit sur une base mensuelle ou au besoin. S’il y a lieu, l’acuité visuelle s’améliore surtout lors des 3 premiers mois.

Les études sur 2 ans montrent des résultats spectaculaires. Les injections mensuelles permettent de stabiliser ou d’améliorer la vision dans 90 % des cas, parmi lesquels environ le tiers a une amélioration significative de l’acuité visuelle (AV). Par contre, environ 10 % des usagers continuent d’avoir une perte visuelle. À l’opposé, très peu de personnes non traitées ont une amélioration significative de leur AV et près de la moitié ont une détérioration. Les usagers traités ont, au terme de 2 ans, une AV nettement meilleure que celle des individus non traitées.

Plusieurs personnes traitées retrouvent une AV d’au moins 6/12. Dans une étude, cette proportion est passée de 35 % avant traitement à 63 % après traitement, et dans une autre, de 15 à 42 %. Par ailleurs, chez les individus traités, le taux de déficience visuelle sévère demeure stable, mais il augmente chez les autres.

L’efficacité du traitement semble s’estomper quelque peu avec le temps. Une recherche a couvert une période de 4 ans. Comparativement aux résultats d’études sur 2 ans, presque deux fois moins de sujets ont eu un gain de vision (17 %) tandis que presque deux fois plus ont subi une perte d’AV (23 %). Pour diverses raisons, 45 % des sujets n’étaient plus traités au terme de la 4e année.

Les individus ayant à la base une meilleure AV ont de meilleures chances de succès. Toutefois, plusieurs facteurs peuvent faire en sorte que le traitement précoce ou le suivi du traitement soient difficilement réalisable (ex. : manque d’ophtalmologistes entraînés; tendance à la baisse du ratio ophtalmologiste-population; distance importante entre le domicile de l’usager et l’établissement médical; santé précaire de l’usager; manque de connaissances

Sujets : Dégénérescence maculaire; Thérapeutique; Personne âgée

Type de document : Veille informationnelle

Aussi disponible en anglais sous le titre : Efficacy and impact of antiangiogenic therapy for neovascular age-related macular degeneration

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