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La prévention des chutes chez les aînés ayant une déficience visuelle

Duquette, J. (2013). La prévention des chutes chez les aînés ayant une déficience visuelle : document-synthèse de veille informationnelle. Longueuil : INLB. 23 pages.

Les chutes résultent d’une interaction de multiples facteurs de risque intrinsèques (condition et comportements de l’individu) et extrinsèques (environnement). Plusieurs peuvent toutefois être corrigés ou à tout le moins atténués. Les recommandations en matière de prévention des chutes soutiennent les interventions multifactorielles personnalisées visant au minimum à 1. améliorer les capacités motrices (force, équilibre et marche), 2. améliorer la sécurité dans l’environnement domiciliaire et 3. diminuer la consommation de médicaments et limiter le recours aux psychotropes, 4. en plus d’agir sur au moins un des quatre facteurs de risque complémentaires, parmi lesquels se trouvent les troubles visuels.

Les aînés qui ont un déficit ou un trouble visuel sont 1.5 à 2 fois plus à risque de chuter que ceux qui n’en ont pas. La déficience visuelle (DV) nuit à la perception des éléments environnementaux qui peuvent entraîner une chute. En nuisant aussi à la perception et à l’utilisation des informations visuelles statiques et dynamiques, elle altère l’équilibre et la posture et augmente le risque de chute.

Les aînés avec DV sont généralement moins actifs, ce qui peut entraîner une réduction de leur autonomie fonctionnelle et en retour, un appauvrissement sensoriel. De cette boucle circulaire peut s’ensuivre une dégradation de l’efficacité des processus d’anticipation et de régulation posturale, une diminution de l’équilibre dynamique et une augmentation du risque de chute.

Par ailleurs, la peur de tomber, fréquente chez les personnes âgées avec DV, est un prédicteur significatif d’une future chute. Elle peut entraîner une réduction de la confiance en soi et des activités et conséquemment, une détérioration des capacités physiques et de la qualité de vie.

Le repérage visuel de première ligne est recommandé pour ensuite orienter l’aîné, chez qui l’on suspecte un trouble de vision, vers les services spécialisés d’un professionnel de la vision ou de la réadaptation visuelle. La réadaptation peut contribuer à améliorer plusieurs des facteurs de risque modifiables comme les capacités motrices (équilibre, force musculaire et démarche); les capacités visuelles; les capacités fonctionnelles et les habitudes de vie (déplacements et autres); les capacités cognitives; les capacités comportementales (ex. : affect, comportements de sécurité, etc.); la sécurité de l’environnement physique, dont celle du domicile (actions sur les barrières architecturales).

Sujets : Chute; Outil de prévention; Personne âgée

Type de document : Veille informationnelle

Aussi disponible en anglais sous le titre : Prevention of falls among seniors with a visual impairment

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