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Historique

Benjamin-Victor Rousselot, de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, fonde l’Institut Nazareth afin de porter assistance et assurer l’éducation des aveugles, avec la collaboration des Sœurs grises de Montréal. L’œuvre est installée à Montréal au 95, rue Sainte-Catherine Ouest, entre les rues Saint-Urbain et Jeanne-Mance, où s’érige aujourd’hui le complexe de la Place des Arts. L’Institut Nazareth est la première école spécialisée pour aveugles au Canada.

Benjamin-Victor Rousselot, de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice, fonde l’Institut Nazareth afin de porter assistance et assurer l’éducation des aveugles, avec la collaboration des Sœurs grises de Montréal. L’œuvre est installée à Montréal au 95, rue Sainte-Catherine Ouest, entre les rues Saint-Urbain et Jeanne-Mance, où s’érige aujourd’hui le complexe de la Place des Arts. L’Institut Nazareth est la première école spécialisée pour aveugles au Canada.

Rosalie Euvrard, aveugle et diplômée de l’Institut National des Jeunes Aveugles de Paris, vient soutenir les éducatrices québécoises et fonde l’École de musique Nazareth. Paul Letondal, premier professeur de musique et élève de Louis Braille, vient enseigner à Nazareth en 1880 et contribue ainsi à doter l’École d’une vie scolaire et musicale semblable à celle de l’Institut parisien.

L’École de musique de l’Institut Nazareth obtient son affiliation à l’Université Laval de Montréal (qui devient l’Université de Montréal en 1920), en guise de reconnaissance de la qualité de l’enseignement qu’on y dispense. Le prestige de l’École de musique, la renommée de ses élèves et la qualité de ses concerts en font – selon les journaux d’époque – le « véritable conservatoire » de Montréal. On y offre un programme de formation instrumentale et vocale qui comprend l’étude du piano, de l’harmonium, de l’orgue, du violon et du violoncelle.

L’ancien Orphelinat catholique du 57, rue Sainte-Catherine, est transformé en atelier où 24 garçons aveugles s’occupent du rempaillage des chaises et de la vannerie. L’Institut Nazareth met sur pied des ateliers de fabrication de balais, de matelas et d’articles divers qui se vendront au magasin de la rue Sainte-Catherine. Ces ateliers visent à répondre aux besoins de formation des adultes.

L’administration du nouvel immeuble pose des problèmes financiers. Une dette croissante et des revenus insuffisants obligent les autorités de la communauté à louer l’immeuble au ministère de la Défense nationale, immeuble qui sera ensuite vendu au gouvernement fédéral, en 1945. Nouveau déménagement rapide, le 1er mars 1940, au 1460 boulevard Crémazie Est. Cette fois, les locaux sont exigus et c’est à regret que les services de scolarisation sont suspendus pour les garçons de plus de 12 ans. Quant aux adultes, ils se regroupent, pour pratiquer leur art ou leur métier, dans d’autres organismes.

Ouverture d’une École normale, l’Institut Rousselot, pour assurer la préparation académique des jeunes filles qui se dirigent vers l’enseignement.

Grâce à un don généreux de 75 000 $ offert par le cardinal Léger, et avec l’aide de nombreux bienfaiteurs, un bâtiment est acquis au 500, rue Claremont, à Westmount. On y fonde l’École Louis-Braille. Le gouvernement provincial de l’époque fournit les budgets de fonctionnement et les Clercs de Saint-Viateur acceptent de diriger l’œuvre, à la demande du cardinal Léger. Le père Jean Cypihot en assume la direction et est secondé par le père Rolland Campbell, lui-même aveugle. L’inauguration officielle a lieu le 9 novembre 1953 et une cinquantaine de garçons y sont inscrits. C’est tout ce que l’école peut contenir. L’édifice a été rénové, mais il demeure vétuste et exigu. Les journées de travail sont longues, pénibles et harassantes. On manque de tout : livres, matériel, espace. Mais on met les bouchées doubles et l’on apprécie les services dispensés par cette œuvre naissante.

Le ministère de l’Éducation prend la responsabilité de la scolarisation des élèves hébergés dans les établissements relevant du ministère des Affaires sociales, notamment les services de scolarisation des élèves handicapés visuels de l’Institut Nazareth et de l’Institut Louis-Braille.

À la suite du transfert de la scolarisation à l’Éducation, les deux établissements francophones, l’Institut Nazareth et l’Institut Louis-Braille doivent restructurer leurs services. Ils décident de se fusionner pour répondre à des critères d’efficacité, d’économie et de qualité de services. L’Institut Nazareth cesse ses activités, au 1460 boulevard Crémazie, et est transporté à Longueuil, où il est jumelé, à partir du 1er juillet 1975, à l’Institut Louis-Braille. Le nouvel établissement porte le nom d’Institut Nazareth et Louis-Braille et dispense des services de réadaptation : basse vision, psychologie, communication, orientation et mobilité, autonomie fonctionnelle, bibliothèque, service à la petite enfance et service itinérant d’éducateurs.

Mise en opération par l’Institut Nazareth et Louis-Braille, sur la rue Dorchester à Montréal, du programme d’attribution des aides mécaniques, électroniques et optiques (AMÉO) défrayées par la Régie de l’assurance maladie du Québec, pour les enfants et adolescents handicapés visuels de 0 à 18 ans.

Une professionnelle de l’Institut invite M. Éric St-Pierre à venir aider une jeune aveugle dans l’utilisation de son chien-guide. M. St-Pierre y fait la rencontre de deux spécialistes en orientation et mobilité et décide de former une école de chien-guide. L’Institut contribue et soutient la mise en place des classes de chien-guide : collaboration des spécialistes en orientation et mobilité, repas et hébergement des participants et don de 1000$ par chien. C’est le début d’un partenariat étroit et fructueux avec la Fondation Mira qui a permis de développer une pratique novatrice dans le domaine des chiens-guides en y introduisant les principes de l’orientation et mobilité.

Démarcation des rôles d’éducation et de réadaptation. L’École Jacques-Ouellette prend en charge la mission d’éducation de l’Institut dans la foulée de la Loi sur l’instruction publique. L’École Jacques-Ouellette est une école spécialisée pour les jeunes ayant une déficience visuelle avec un mandat suprarégional.

Croyant en l’importance des nouvelles technologies en déficience visuelle, l’Institut innove en investissant dans la recherche et développement de produits adaptés. On assiste à la naissance de VisuAide (aujourd’hui Humanware), entreprise reconnue maintenant mondialement, spécialisée dans le développement et la commercialisation de produits adaptés.

Établissement d’une entente par laquelle l’Institut national canadien pour les aveugles cède sa collection de livres sonores à l’Institut Nazareth et Louis-Braille qui en assure la diffusion.

Mise en opération d’une nouvelle organisation par programmes : Développement de la petite enfance et intégration scolaire, Intégration communautaire et soutien à domicile, Intégration socioprofessionnelle, Bibliothèque et adaptation de l’information en médias substituts.

Démarrage d’un Centre de recherche interdisciplinaire en réadaptation (CRIR), reconnu par le ministère de la Santé et des services sociaux et par le Fonds de recherche en santé du Québec (FRSQ). Dans cette aventure aux nombreux partenaires remarquables, l’INLB constitue l’un des six établissements-fondateurs, avec l’Institut de réadaptation de Montréal, le Centre Lucie-Bruneau, l’Hôpital Juif de réadaptation, le Centre Constance-Lethbridge et l’Institut Raymond-Dewar.

Naissance de la Fondation de l’Institut Nazareth et Louis-Braille  (aujourd’hui Fondation En Vue de l’Institut Nazareth et Louis-Braille) dont la mission est de recueillir des fonds afin d’appuyer les projets de développement de l’Institut, et de contribuer au mieux-être de ses usagers.

Naissance du guichet unique pour le livre adapté, le Service québécois du livre adapté (SQLA), issu d’un partenariat entre la Magnétothèque et le Service de diffusion de l’INLB.

En juin, on procède à la signature du contrat d’affiliation avec l’Université de Montréal, renforçant ainsi les rapports déjà établis entre l’INLB et l’École d’optométrie et consolidant le rôle de leader de l’Institut dans le réseau de la réadaptation.

En mai 2004, l’Institut Nazareth et Louis-Braille s’est doté d’une politique d’action positive pour l’embauche de personnes ayant une déficience visuelle.

C’est en juin que sont signées les ententes confirmant le transfert de la bibliothèque de livres braille et sonore de l’Institut à la BNQ. Celle-ci doit prendre en charge les activités de diffusion à compter d’avril 2005.

En avril 2005, des intervenants de l’Institut Nazareth et Louis-Braille et de l’Institut Raymond-Dewar, centre spécialisé en surdité, ont uni leurs forces et expertises pour former une nouvelle équipe au service des personnes sourdes et aveugles : le programme Surdicécité.

Le 11 avril 2005, L’Institut obtient son premier agrément du Conseil québécois d’agrément nous. Cette décision souligne la qualité des services offerts.

Dans le cadre de la remise des prix d’excellence de l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec, tenue le 16 novembre 2005, l’Institut a remporté 3 des 7 prix d’excellence, dont le Grand prix d’honneur. Ainsi, dans la catégorie Prix pour une expérience novatrice sur le plan administratif, l’Institut a été honoré pour sa « Politique d’action positive pour l’embauche de personnes ayant une déficience visuelle ». Le prix d’excellence dans la catégorie Expérience novatrice en intervention clinique a également été décerné pour le projet « Mon compagnon TIC ». Enfin, c’est le projet « Réseau de services intégrés en lien avec les déficiences sensorielles ou des problématiques d’équilibre » réalisé conjointement avec l’Institut Raymond-Dewar, l’Hôpital juif de réadaptation et le CLSC Ruisseau-Papineau de Laval qui a décroché le Grand Prix d’excellence pour une expérience novatrice en intervention clinique.

Le jeudi 15 novembre 2007, l’Institut Nazareth et Louis-Braille remportait le prix Expérience novatrice en intervention clinique de l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique de Québec pour le projet des vélos adaptés, qui permet aux personnes aînées vivant avec une déficience visuelle de faire de l’activité physique en toute sécurité.

Le mardi 20 novembre 2007, c’est avec fierté et enthousiasme que les directeurs généraux des établissements québécois spécialisés en déficience auditive, visuelle et du langage, dont Institut Nazareth et Louis-Braille ont signé un protocole d’entente avec leur homologue européen permettant la création du tout premier Réseau francophone international en déficience sensorielle et du langage.

L’INLB et l’École d’optométrie ont été les organisateurs de la 9e conférence internationale sur la déficience visuelle, Vision 2008, Plus de 1400 congressistes en provenance d’une soixantaine de pays s’étaient donné rendez-vous.

Un nouveau code braille uniformisé est maintenant partagé par l’ensemble de la francophonie et est enseigné par les experts de l’INLB depuis l’automne 2008. Ce nouveau code supplante les brailles régionaux de la France, du Québec, de la Suisse, de la Belgique et de l’Afrique, dont les représentants ont signé l’Accord de coopération pour une uniformisation du braille français, en 2001.

L’INLB s’engage dans une vaste opération visant le repérage des personnes aînées atteintes de déficience visuelle. Ce programme vise à former des intervenants des CSSS de la Montérégie à la déficience visuelle, les outiller au dépistage et à la référence des personnes aînées ayant des incapacités visuelles, ainsi qu’à leur faire connaître la gamme de services de réadaptation offerte à cette clientèle.

L’INLB a remporté le prix d’excellence AÉRDPQ – Banque Nationale dans la catégorie Expérience novatrice en intervention clinique en déficience auditive pour son programme de surdicécité mené conjointement avec l’Institut Raymond-Dewar (IRD). De même, il s’est mérité les honneurs en déficience visuelle dans cette catégorie, avec le projet de développement de la conscience de l’écrit chez l’enfant aveugle de 0 à 5 ans – élaboration de trousses d’intervention.

L’INLB, de concert avec la Société de transport de Montréal (STM) a présenté les cartes tactiles des stations du métro de Montréal destinées à la clientèle non voyante. Unique au monde, cet outil de réadaptation permet aux usagers ayant une déficience visuelle de se créer une représentation géospatiale de l’environnement, des obstacles et des points de repère, augmentant ainsi considérablement leur autonomie lors de leurs déplacements.

L’Institut Raymond-Dewar (IRD) et l’Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) ont lancé officiellement le 3 juin 2009 le premier programme conjoint surspécialisé en surdicécité au Québec

Plusieurs activités sont organisées pour célébrer le 150e anniversaire de l’Institut : une parade de mode avec des personnes ayant une déficience visuelle, une plaque commémorative à la Place-des-Arts, une exposition, la remise des Prix Employeurs visionnaires en collaboration avec la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain et bien d’autres.

L’INLB collabore avec la Société de transport de Montréal (STM) afin de rendre les distributrices automatiques de titres et les bornes de rechargement plus accessible grâce à une nouvelle fonction sonore afin que les personnes ayant des limitations visuelles puissent entendre les consignes leur indiquant comment  compléter leur transaction.

Dans le cadre du 9e Congrès québécois de réadaptation de l’Association des établissements de réadaptation en déficience physique du Québec (AERDPQ), l’Institut Nazareth et Louis-Braille (INLB) a raflé les honneurs dans la catégorie Intervention clinique en déficience visuelle pour son programme clinique d’évaluation et d’entraînement à la vision excentrique.

En janvier, le Conseil québécois d’agrément octroi la certification Milieu Novateur à l’INLB. Dès le mois d’octobre, l’INLB devient le premier organisme à terminer la phase 2 de sa certification milieu novateur pour son projet innovant  VisExc-INLB.